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AYSANDISIA ARCHON : ce redoutable papillon (lépidoptère) a été introduit en Europe par le biais d’importations en provenance d’Argentine de divers palmiers, Trithinax campestris, Butia yatay, Trachycarpus fortunei. En Argentine, Brésil et Uruguay, ce ravageur a été peu étudié car il ne constitue pas un problème agricole grave.

En Europe, 10 genres de palmiers sont connus comme plantes hôtes : Brahea, Butia, Chamaerops humilis, Livistona, Phoenix, Sabal, Syagrus, Trachycarpus, Trithrinax et Washingtonia.

Ce papillon a été repéré en Espagne, dans les régions de Valence et de Catalogne, et en France en PACA et Languedoc-Roussillon. Sa présence a été confirmée dans certaines pépinières italiennes, et plus récemment dans un jardin privé de la côte du Sussex au Royaume-Uni.

Cycle biologique : la larve pénètre dans le palmier par l’intermédiaire du rachis de la feuille, soit directement par le stipe. La chenille blanchâtre se développe ensuite dans le stipe. C’est une chenille de grande taille, entre 55 et 70 mm de long, et un palmier peut en contenir plusieurs. Elle dévore la cellulose qui unit les fibres. Le froid hivernal dans les régions infestées semble trop faible pour entraîner la mort des chenilles tous les hivers. La chenille dévore l’intérieur du stipe. A la fin de son évolution, elle se dirige à l’aisselle d’une palme, où elle forme un cocon et se transforme en chrysalide. Un gros papillon de 100 mm d’envergure s’en échappera pour aller pondre sur d’autres palmiers. Il a une durée de vie de 1 à 3 ans.

Dans le Var, des observations ont montré que la période des vols s’étalait entre début juin et fin août, avec un pic en juillet. Une femelle peut pondre entre 110 et 130 oeufs. La totalité du cycle s’étale sur 11 mois. Ses ailes antérieures sont vert olive, ses ailes postérieures sont vivement colorées de taches blanches et noires sur fond rouge orangé. Le papillon vole à environ 1,5 m au dessus des palmiers.
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Paysandisia archon vu de dessous.
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Les symptômes : on peut détecter des trous à la base des rachis, la présence de sciure sur le stipe, des perforations des palmes, la présence de cocons. Certains palmiers attaqués réagissent en formant des rejets inhabituels. Les palmes jaunissent, dessèchent, une attaque grave entraîne la mort du palmier.

Les moyens de lutte : c’est là tout le problème, au niveau notamment des espaces verts, sur des palmiers de grande taille, pour lesquels on est bien souvent plutôt impuissant. Dans les pépinières de production, différentes méthodes existent : piégeage sexuel, lutte biologique, lutte chimique. Toutefois cette dernière est assez difficile une fois que la chenille est implantée au coeur du palmier. On peut aussi envisager de faire des traitements insecticides systématiques pendant la période de ponte, ce qui semble efficace mais très contraignant. Le seul moyen d’éviter pour l’instant une trop forte extension du papillon est de détruire les palmiers infestés, ce qui n’est pas toujours bien perçu par tout le monde, on peut le comprendre.

- PSEUDARENIPSES INSULARE : c’est une pyrale récemment découverte sur les Iles Canaries et dans le sud de l’Espagne. En 2002, il semble que des foyers aient été détectés dans le Var et les Alpes Maritimes.

Cycle biologique : on pense pour l’instant que seul Phoenix canariensis soit touché. Mais il semble que cette pyrale soit un parasite secondaire, c’est-à-dire affectant des palmiers déjà affaiblis par d’autres ravageurs ou maladies. Les chenilles brunâtres mangent les inflorescences, les tissus tendres des palmes, et pénètrent à la base des rachis ou des inflorescences. La larve atteint 25 mm de long, puis forme un cocon. On a observé jusqu’à 120 chenilles dans le même cocon. Les papillons beiges, d’une trentaine de mm d’envergure, apparaissent en été, avec des ailes antérieures très étroites.

Les symptômes : destruction des inflorescences, trous à la base du rachis, morsures superficielles, pourriture sèche.

- RHYNCHOPHORUS FERRUGINEUS : c’est un charançon de 2 à 2,5 cm de long, rougeâtre avec des rayures noires sur les élytres. Les pièces buccales se trouvent au bout d’une trompe appelée rostre. La larve blanche à tête brune fait tout son cycle dans la palme. On a signalé ce ravageur sur le palmier à huile, puis sur le dattier, il est originaire des zones tropicales d’Asie du sud-est et de Polynésie.


Gestion des foyers

Le cycle de ce ravageur se déroulant pratiquement uniquement à l’intérieur de la plante, aucune méthode de lutte curative à l’aide de produits phytopharmaceutiques ou biologiques ne s’est avérée être efficace dans les pays touchés depuis plus longtemps par ce ravageur.
Par conséquent, la gestion des foyers fait appel à des mesures physiques. Les palmiers contaminés par ce ravageur doivent être abattus sans délai et détruits par incinération ou broyage fin, pour éviter l’émergence d’insectes adultes et la contamination de palmiers environnants. La procédure de destruction permettant de limiter la fuite des adultes, disponible sur demande auprès du SRPV (palmier.draf-paca@agriculture.gouv.fr) doit impérativement être utilisée.
Outre le facteur épidémiologique, l’abattage des palmiers contaminés est rendu nécessaire par le fait que les sujets infestés sont fragilisés par les larves de ce ravageur qui les évident peu à peu. Par suite de la chute d’une tête de Phoenix, un mort est à déplorer à l’étranger.

Protection chimique et risque environnemental

Les professionnels pépiniéristes, revendeurs de végétaux, entreprises d’application professionnelle (ayant un agrément DAPA), services espaces verts des municipalités... peuvent employer les produits ayant les matières actives suivantes : Bifenthrine, Lambda cyhalothrine. Pour éviter l’apparition de phénomènes de résistance, en cas de traitement par pulvérisation des parties aériennes, il est recommandé d’utiliser les différentes substances actives en alternance.

- CHAMPIGNONS : une maladie fréquente est une affection cryptogamique, provoquée par un groupe de champignons phytopathogènes, qui attaquent des plants affaiblis.

Les symptômes : l’affection survient au coeur du palmier, souvent en sortie d’hiver, après un gel ou une période froide et humide.La plus jeune feuille sèche et meurt.

Les moyens de lutte : il faut traiter préventivement avec un fongicide puissant, type bouillie bordelaise ou d’autres produits homologués, en plusieurs applications espacées d’une à deux semaines.

- POURRITURE DU BOURGEON : causée par Chalara ou Thielaviopsis, cette maladie provoque la pourriture du méristème. Les nouvelles feuilles sont déformées et comme déchiquetées. L’absence de traitement peut aller jusqu’à la mort du palmier. L’infection se fait souvent par le biais d’une plaie ou d’une blessure. Il faut enlever les parties malades et traiter avec un fongicide. Si l’attaque est trop grave, la seule solution est de brûler le palmier.

- FUSARIOSE : maladie cryptogamique causée par Fusarium oxysporum.

Les symptômes : les feuilles meurent de façon inhabituelle : toutes celles d’un même côté par exemple, ce qui donne une allure dissymétrique au palmier. Sur une même feuille, seules les folioles d’un côté peuvent mourir. On peut constater souvent la présence d’une rayure brun foncé à la base du rachis. En cas d’attaque grave, toute la couronne est atteinte et le palmier meurt. Cette maladie est souvent associée à la "pourriture rose", qui attaque un palmier déjà affaibli par un parasite primaire.

Les moyens de lutte : la fusariose se traite très difficilement. Elle se transmet par le sol ou par l’eau, et par l’intermédiaire des outils de coupe, qui doivent être désinfectés entre 2 palmiers. Les mesures préventives sont donc fortement conseillées.

- PHYTOPHTORA : le plus courant est Phytophtora palmivora, mais d’autres champignons peuvent attaquer les palmiers. Les feuilles sèchent très rapidement et les nouvelles se cassent facilement. Le bourgeon terminal meurt, et donc le palmier aussi. Il faut brûler tous les palmiers atteints. Un arrosage trop abondant peut favoriser le développement de ce redoutable parasite.

- ACARIENS : les araignées rouges peuvent provoquer des dégâts importants, mais plutôt sur les palmiers cultivés en intérieur. Les feuilles deviennent vert clair, comme décolorées. On constate de fines "toiles d’araignées" sur la face inférieure des palmes. Le palmier, sans mourir en général, est fortement affaibli. On traite facilement avec un acaricide.


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